lundi 29 août 2016

A propos de la zoothérapie...


La zoothérapie est une technique de soins qui utilise l’animal pour améliorer des troubles physiques ou mentaux chez l’être humain, c’est à dire à des fins thérapeutiques.

C’est le pédopsychiatre américain Boris Levinson qui a promulgué cette technique, en utilisant son chien Jingles (« the dog as co-therapeut » 1962). Celui-ci avait une première fois en 1953, par hasard lors d’une consultation, permis à un jeune enfant autiste de sortir de son isolement.

Depuis, de nombreux thérapeutes se sont penchés sur le sujet et notamment Ange Condoret, fondateur de l’AFIRAC (association française d’information et de recherche sur l’animal de compagnie) et vétérinaire. Il mit en place à partir de 1976 l’IAMP (l’intervention animale modulée précoce) permettant de favoriser la communication non verbale chez les enfants ayant des troubles de la communication.

Les bénéfices liés à la présence de l’animal seraient des améliorations cardiovasculaires (baisse de la tension artérielle), une amélioration des état anxieux (dépression…) le ralentissement du vieillissement cérébral ou encore l’amélioration d’états plus lourd comme certaines maladies psychiatriques de l’enfant notamment.

Or, les études disponibles font surtout état de cas particuliers, dégageant des « tendances » à une éventuelle amélioration. Elles demandent à être complétées et réalisées selon des protocoles rigoureux sur un plus grand nombre de cas. Aujourd’hui certains auteurs font état des risques que courent les enfants ou les adultes au contact de certains des animaux utilisés en thérapie (l’on risque par exemple des morsures lors de contacts mal préparés avec des chiens) …

S’il est indéniable que le contact avec un animal de compagnie peut amener des satisfactions et plus généralement du bien-être, et si la possession d’un animal de compagnie est censée améliorer l’état physique et mental de l’être humain, sa détention est parfois une source de contraintes, voire de nuisances que le nouveau propriétaire de l’animal n’a pas anticipées. Il faut donc être prudent en matière de zoothérapie, et recommander que celle-ci soit mieux étudiée et au moins encadrée par des professionnels de santé dont a minima des vétérinaires pour que le bien être de l’animal soit également pris en compte.

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