dimanche 15 octobre 2017

De plus en plus de vétérinaires belges dans la Nièvre

Les vétérinaires belges sont de plus en plus nombreux à exercer dans la Nièvre, notamment en ouvrant leurs propres cliniques. Véronique Dhuyvetter est installée à Saint-Éloi depuis le mois de juillet 2017.


Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur la totalité des vétérinaires qui exercent dans la Nièvre, un grand nombre est Belge. Et les trois quarts de ces derniers sont Flamands. Véronique Dhuyvetter et Pieter Thomas, parents de deux enfants, sont au nombre de ceux-ci. Fin juillet, ils ont ouvert leur propre cabinet vétérinaire, à Saint-Éloi. C’est madame qui est en nom.

« Notre venue dans la Nièvre est un hasard. Un vétérinaire belge de Saint-Saulge, wallon, cherchait un collègue flamand », explique Véronique Dhuyvetter. « En Flandre, les vétérinaires sont plus formés pour la pratique en milieu rural et c’est important pour un département comme la Nièvre ». Elle s’est formée à Gand. « Mais il faut se battre pour trouver du travail en Belgique. Alors, j’ai répondu à l’annonce du collègue de Saint-Saulge ». Elle y est arrivée à l’été 2006. « Avec mon mari, nous avons quitté la Belgique avec uniquement un sac-à-dos et nos deux chiens. En arrivant sur place, nous avions tout pour commencer à travailler, le logement et l’inscription à l’Ordre des vétérinaires ».

Entre Saint-Saulge et Challuy


Elle exercera à mi-temps au cabinet de Saint-Saulge. L’autre mi-temps, c’est dans un cabinet de Challuy, où son mari l’a rejoint, qu’elle le fera. À ce moment-là, ils habitaient à Marzy. « Avec le panorama que nous avions, nous étions en vacances lorsque l’on rentrait à la maison ». Puis le couple a acheté une maison à Sermoise-sur-Loire.

Depuis la fin du mois de juillet 2017, Valérie Dhuyvetter a ouvert son propre cabinet à Saint-Éloi. Son mari, spécialisé dans les vaches et les chevaux en est l’un des salariés. Lorsqu’il était à Challuy, il était associé dans le cabinet et son épouse en était l’une des salariées. « Mais d’ici un à deux ans, nous serons associés », insiste-t-elle. À Saint-Éloi, elle s’occupe des chats, des chiens, et des Nouveaux Animaux de Compagnie (NAC). "Je pars de zéro car lorsque j’étais salariée, je n’avais pas ma propre clientèle. Mais j’ai de nombreux contacts, notamment dans le milieu canin".
Deux autres salariées, en plus de son mari.
 Véronique Dhuyvetter, en plus de son mari, a deux autres salariés, une autre vétérinaire belge, depuis août 2017, « qui peut communiquer en flamand », et une auxiliaire spécialisée vétérinaire, française.
Lorsqu’on lui demande pourquoi elle fait venir une collègue de son pays d’origine, elle répond : « En France, nous avons beaucoup de mal à trouver de jeunes vétérinaires formés. De plus, ils ont certaines exigences, notamment en matière de gardes. C’est le problème des petits cabinets ». Ce recrutement, s’est fait par l’intermédiaire de deux stagiaires belges qui ont passé l’information à Gand.

Actuellement, Véronique Dhuyvetter est locataire de ses locaux. « L’objectif est de construire notre propre clinique, si possible dans ce périmètre de La Sablière et de nous agrandir pour développer l’activité. »

 

                                                                                                  Denis Chaumereuil In le Journal du Centre.

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